jeudi 23 juillet 2009
Il fait bon vivre à Ydé!!
Tout va bien !!!
Je ne vous délaisse pas chers amis c'est juste que j'avais perdu un peu la motivation celle ci etant de retour vous aurez prochainement des choses à lire!!
Je pars cet après midi pour Douala donc des le début de la semaine prochaine vous pourrez lire mes nouvelles aventures camerounaises aussi je vous prépare des articles sur les taxis, la politique et les croyances!!
Des bisous à tous!!
Je ne vous délaisse pas chers amis c'est juste que j'avais perdu un peu la motivation celle ci etant de retour vous aurez prochainement des choses à lire!!
Je pars cet après midi pour Douala donc des le début de la semaine prochaine vous pourrez lire mes nouvelles aventures camerounaises aussi je vous prépare des articles sur les taxis, la politique et les croyances!!
Des bisous à tous!!
samedi 4 juillet 2009
Les funérailles bamilékés…
J’ai donc assisté la semaine passée, pour la première fois à des funérailles africaines, et plus précisément à des funérailles bamilékés, qui comme je le disais dans mon dernier post, n’ont en commun avec les « nôtres » que le nom. En effet bien que l’organisation du deuil varie selon les ethnies l’approche des gens vis-à-vis de la mort et des funérailles est tout à fait différente de nos conceptions « occidentales ».
J’avais déjà assisté à une cérémonie de deuil le samedi de mon arrivée (30 /05) , en nous rendant au village nous nous étions arrêté avec Raymond et Flore pour assister aux funérailles du père d’un de leurs amis. Notre courte apparition rendue tout sauf discrète avec ma présence, m’avait vite fait comprendre l’ampleur des manifestations accompagnant le deuil. Il y avait des centaines et des centaines de personnes assisses sous des tentes disséminées ici ou là à écouter des témoignages et des chants traditionnels. Ceci dit, cette cérémonie était tout à fait différente de celle que j’ai vécu la semaine dernière.
Le Cameroun est un pays qui se compose d’environ 250 ethnies. Celles-ci se décomposent en deux groupes principaux : les peuples soudanais ( du Nord; Toupouri, Mandoug et Massa) et les Bantous du Sud auxquels sont apparentés les Bamilékés, les Tikars et les Banmous originaires principalement de l’ouest (Bandjoun est située dans l’ouest) et le nord ouest du pays. Raymond et Flore originaires de l’ouest, sont des bamilékés.
Je suis partie avec Flore, Guy (son frère), Sandrine (une voisine venue prêter main forte) et Charly le second chaufour (venu en renfort parce que Flore est myope et a du mal a conduire la nuit et donner un coup de main pour les travaux préparatoires à la réception) mardi 23 juin en fin d’après midi direction Bandjoun, le village de Raymond. Nous sommes arrivés non sans difficultés, après une crevaison et un changement de roue le long de la route à la lumière des portables vers 20H30 à la maison (la grande maison avec le toit en tôle pour ceux qui ont vu les photos sur fcbk)
Mercredi avec Flore et Charly nous sommes allés en direction de Bafoussam faire quelques courses avant d’aller à Bamougoum.
Une fois nos petites courses réalisées et la roue changée, nous avons emprunté la route très accidentée (une pluie de météorite ce serait-elle abattu sur cette localité ?? pourtant il s’agit de la 3° ou 4° ville du pays) reliant Baffousamm-Bamougoum afin d’aller chercher la maman et la grand-mère de Flore dans son village. Comme je vous l’ai dit chaque camerounais a un village d’attache même s’il n’est pas né dans ce lieu. Ainsi Flore qui est une pure citadine, qui est née et a grandit à Douala demeure cependant originaire du village de Bamougoum, village de sa mère, Madeleine, et de sa grand-mère Rebecca (traduit en « Malépi ») ou elle a d’ailleurs passé toutes ses vacances à prendre part aux travaux des champs. Bamougoum est un village assez reculé, compter 3 km de piste depuis le goudron, qui ne dispose ni d’eau courante, ni d’électricité, petite et jusqu’à l’adolescence Flore, ses frères et sœurs allaient passer leurs vacances, et par exemple pour avoir de l ‘eau il faut aller la chercher à la rivière à 2,5km.
Ensuite, nous sommes allés au domicile du père de Raymond présenter nos condoléances. IL y avait déjà des femmes et lorsque nous sommes arrivées elles se sont mises à pleurer, Flore sa mère et sa grand-mère ont suivies, en fait c’est des pleurs collectifs ca ressemble à des lamentations. C’est vraiment très curieux d’assister à ce genre de situation d’une parce que on se sent forcément étranger à un rite qu’on ne connait pas et qu’on ne comprend pas : oui elles pleurent mais qu’est ce que cela signifie pour elles de pleurer toute ensemble avant de se reparler de la manière la plus normale. C’est une manifestation assez démonstrative, les femmes pleurent, parlent et chantent fort.
Jeudi, première journée des funérailles. La matinée est consacrée à la préparation du deuil, tout le monde s’active, derniers préparatifs dehors, réception des tables, chaises, tentes, livraison des brasseries du Cameroun…pendant ce temps je recopie les 15 pages du programme de la messe, le discours du grand père et les lectures qui seront faires à l’Eglise.
Départ à 13h pour la morgue afin de participer à 14H la mise en bière à la morgue de l’Hôpital de district de Bandjoun-Dja (ce qui suit Bandjoun comme ici Dja ou plus loin Pete c’est la dénomination du quartier). Nous sommes arrivés les premiers, Flore et Raymond sont allés a la morgue pendant que Clarisse Prisca Rebecca Guy et moi avons attendu dehors. Petit à petit les gens sont arrivés pou rendre un dernier hommage à Elise. Donc ici chaque personne va saluer le défunt avant la mise en bière (je ne peux pas vous raconter comment c’était je suis restée dehors).Comme hier au domicile du père de Raymond, et ca se passera pendant toute la durée du deuil, les femmes pleurent toutes ensemble, c’est une manière d’exprimer en commun la douleur provoquée par la perte du défunt. Une Mercedes bleue marine sièges baissés dotée un gyrophare bleu et de la musique qui suit, est arrivée pour emmener le cercueil à l’Eglise. Nous avons tous suivis le convoi pour aller assister à 15H à la Messe à la Paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun-Pete. Je dois dire que les messes africaines même lorsqu’elles sont dédiées à un deuil ont ceci de surprenant qu’elles sont vraiment très entrainantes. La chorale y est pour beaucoup tout comme les chants qui n’ont rien a voir avec ceux qui résonnent dans nos Eglises. Vous connaissez peut être ma réserve vis-à-vis de l’Eglise mais je dois reconnaitre que c’était vraiment une ambiance particulière, pas triste assez gaie…Bien sur les gens sont tristes de perdre un être cher, mais en fait ici la mort n’est pas forcément synonyme de tristesse. Cela s’explique par le poids très important, je dirai même omniprésent de la religion (je suis assez souvent questionnée sur ma religion, sur le fait que je pratique ou non…ce que j’en pense ? Ce a quoi je crois…). En fait certes ils ont perdu un proche mais dans la conception religieuse des gens cette personne a été rappelée par Dieu le Père et c’est donc une fête puisqu’elle va le retrouver. Après la Messe nous avons formé un cortège derrière la Mercedes afin de rejoindre à pied la maison du père de Raymond, lieu de la première veillée.
Lorsque nous sommes arrivés, le cercueil a été déposée dans une pièce de la maison puis ouvert pour que les gens puissent se recueillir auprès de la défunte (la encore je n’y suis pas allée). Ici le veuf ou la veuve doit être vêtu de blanc, et dans la mesure du possible les membres de la famille proche se font faire des tenues semblables, par exemple Flore Rebecca Prisca Clarisse Raymond et ses frères et sœurs s’étaient fait faire des tenues avec le même tissus.
Donc lorsque nous sommes arrivés il y avait une sono, une tente dressée avec des chaises pour s’installer. La veillée à commencée vers 20H aux sons des chants religieux et des pleurs. Des danses traditionnelles ont suivies. Donc en fait soit on assiste aux danses traditionnelles soit on peut aller se désaltérer et boire un jus (coca fanta top) ou une bière. On est rentrés vers minuit tandis que les gens ont veillé jusqu'à l’aube. En fait les veillées c’est des gens qui dansent, chantent, prient, se recueillent en l’honneur du défunt ça s’assimile vraiment à une fête en l’honneur du défunt. Mais c’est vraiment impressionnant de voir le nombre de personnes qui viennent prendre part, quand une personne meurt, c’est tout le village qui prends part aux funérailles
Le lendemain, vendredi 26 juin, arrivée du cercueil à la maison de Raymond du village à Bandjoun le matin. En fait la maman de Raymond était originaire de l’endroit où Raymond a fait construire la maison avec le toit en tôle, elle y avait une case traditionnelle, il était normal que ca soit sa dernière demeure. Ici au Cameroun il n’y a pas de cimetière, les gens sont enterrés dans les concessions familiales, il n’est pas rare de croiser des tombes dans les jardins, le long des routes ou des rues y compris à Yaoundé. Je crois qu’il n’est pas né celui qui instaurera le cimetière au Cameroun, le fait que la personne repose dans son jardin, ou juste à coté de sa maison est vraiment ancré dans les esprits. D’ailleurs quand les gens me demandent comment c’est en France ils sont toujours surpris d’entendre parler de cimetière. Bref, une fois arrivée le cercueil a été installé dans la maison que Raymond à fait construire pour sa mère, puis ouvert pour les gens. Toute l’après midi et la soirée ont été consacrées à la préparation du buffet du lendemain. En fait ici on a tout a l’état naturel donc tout ce que nous avons préparé est arrivé à l’état de matière première, quand il s’agit de faire à manger pour 10 personnes ca va mais quand la préparation à pour but de rassasier plus de 400 personnes je vous laisse imaginer le temps que ca prends et effectivement une après midi et une nuit n’ont pas été de trop…des dizaines de femmes s’affairaient pour venir a bout des dizaines de paquets épinards à dépiauter , des dizaines de kilos d’oignons à éplucher et émincer, des centaines de poissons à écailler, vider et faire frire, des bananes plantains a couper et faire frire, des 25 poulets a tuer plumer découper et vider . Vous allez vous demander et moi dans tout ca ? Ben moi j’ai fais les épinards et les oignons après Guy et Charly ont voulu que j’aille tuer les poulets mais pas moyen (pourtant j’ai déjà vu ca a la ferme d’Elo) donc j’ai attendu qu’ils aient fini et j’ai pris sur moi pour découper ces petites bêtes en morceaux. Bref l’avantage de cette soirée de préparation c’est que j’ai évité la messe et qu’en fait c’était vraiment très convivial et authentique cette ambiance de « Maité » entre femmes. C’est vraiment comme ca que je me rends compte de la manière dont vivent les femmes, la manière dont elles sont considérées, de leur place capitale dans la société, je ne vous sors pas un discours féministe gratuit mais force est de constater que la femme est un moteur essentiel dans la société camerounaise et plus globalement dans la société africaine. En plus elles étaient surprises de voir une blanche se donner du mal, travailler dans la fumée (et oui on cuisine pour 400 personnes au feu de bois) et couper des poulets alors que j’avais jamais fais ca enfin j’étais vraiment bien entourée avec Juliette la sœur de Flore (la pro des poulets) qui m’a montré comment faire !!En tout cas c’était vraiment chouette comme soirée…Après avoir fini de préparer je suis allée voir un peu les danses traditionnelles en fait il faut vous dire que les gens se comptent par centaines c’est vraiment très impressionnant, les musiques religieuses sont vraiment entrainantes j’ai rencontré le « Papa » qui chante avec une chorale une musique vraiment marrante que je vais ramener en France je vais regarder si je trouve sur internet pour vous mettre le lien (mais j’y crois pas trop) cette chanson on l’entends partout et tout le temps c’est le seka-seka du Cameroun !!
Je me suis couchée vers 3h mais je n’ai pas dormi de la nuit car la musique organisée par un DJ était vraiment trop forte…Mon humeur était vraiment désastreuse, heureusement une dame, Nadine, m’a proposé un bout de canapé, puis vers 4h30 les femmes commençaient à se lever pour retourner préparer donc j’ai pu récupérer un canapé’ et dormir une petite heure. Ensuite je me suis levée j’ai de nouveau aidé à la cuisine et j’ai pris connaissance du texte que j’ai du lire à la Messe.
Bon alors la Messe je dois vous dire que c’est vraiment un truc de fou, rien à voir avec celle de la Paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun-Pete. D’une part parce qu’elle était en plein air et que j’ai ça découvert 30 secondes avant l’office, moi je partais stressée avec la peur d’arriver en retard (et ouais j’ai qd même du lire un texte j’avais peur de pas être la le moment venu) en direction de l’Eglise de Hok et Georges me dit où tu vas je dis à l’Église il me dit mais non c’est dehors juste là à coté de la maison (mal réveillée c’est ca !). Les messes de funérailles ont lieu dehors, prés du lieu où sera enterré le défunt, comme ça à la fin de l’office des gens portent le cercueil jusqu'à l’endroit approprié. D’autre part, parce qu’il y avait trois tentes énormes avec des centaines de chaises et que ca n’a pas suffit, il y avait des gens à perte de vue debout, assis vraiment partout c’est juste hallucinant. Ensuite la Chorale c’était MAGNIFIQUE les chants supers j’ai adoré très entrainant les gens chantent, tapent des mains, se laissent emporter par la musique et dansent enfin c’est vraiment hallucinant !! Les membres de la chorale étaient tous habillés pareil, ils avaient des instruments traditionnels, il y avait une petite choupette de peut être 6 ans trop mimi qui chantait et dansait avec une telle concentration c’était vraiment touchant. Ils ont chanté des chants traditionnels auxquels je n’ai rien compris mais leur musicalité m’a plu. Alors la Messe a été longue, il y a eu des lectures, des témoignages, une biographie, des prières en français et en bamiléké, des chants, une tirade assez virulente sur les non-croyants faite par un intolérant confirmé (ce n’est pas avec ce genre de discours qu’il peut espérer ramener les brebis égarées vers le chemin de la foi) mais je dois dire que c’était vraiment intéressant et bon plutôt agréable grâce à la Chorale qui offrait un véritable spectacle très vivant. L’adieu du père de Raymond à sa femme a été déchirant, bouleversant, vous me connaissez je suis une ultra sensible, une larme facile mais là, la projection est quasi obligatoire et vraiment on se dit que le monde s’écroule.
Aussi à la fin de la messe tout le monde a rejoint l’endroit pour enterrer Elise, ceux qui le souhaitaient ont pu bénir le corps avec l’arbre de paix et de l’eau bénite. Pendant ce temps des enfants préparaient du ciment, puis une fois le cercueil installé la dalle de ciment a été posée.
Suite à cela les gens se sont divisés en deux groupes. D’un coté les villageois qui devaient aller derrière la maison afin de recevoir un verre d’eau et une collation, de l’autre les « extérieurs, notables et autorités de tout bords » qui étaient reçus dans le jardin là où avaient été dressées des tentes, les tables sur lesquelles étaient disposés du vin, des jus et de la bière , les chaises et le buffet alimenté par les mets préparés la veille et le matin même par des petites mains travailleuses.
Au cours de l’après midi, après avoir tout rangé (tables chaises vaisselles tentes…grâce à l’aide des employés de la société de location du matériel) nous avons pu assister aux danses traditionnelles aux sons des tams-tams et autres instruments traditionnels, Flore belle fille de la défunte à du revêtir un collier et porter quelque chose sur sa tête, les femmes à la que leu-leu mimaient des travaux agricoles pendant que les hommes faisaient de la musique. C’était vraiment bien pour moi de pouvoir assister à une cérémonie traditionnelle, je suis assez curieuse de voir, d’apprendre et de comprendre les croyances, les us et coutumes des pays où je vais. En tout cas je remercie les gens de m’avoir laissé assister à ce moment privilégié.
Voilà vous en savez maintenant tout autant que moi sur les funérailles bamilékés
J’avais déjà assisté à une cérémonie de deuil le samedi de mon arrivée (30 /05) , en nous rendant au village nous nous étions arrêté avec Raymond et Flore pour assister aux funérailles du père d’un de leurs amis. Notre courte apparition rendue tout sauf discrète avec ma présence, m’avait vite fait comprendre l’ampleur des manifestations accompagnant le deuil. Il y avait des centaines et des centaines de personnes assisses sous des tentes disséminées ici ou là à écouter des témoignages et des chants traditionnels. Ceci dit, cette cérémonie était tout à fait différente de celle que j’ai vécu la semaine dernière.
Le Cameroun est un pays qui se compose d’environ 250 ethnies. Celles-ci se décomposent en deux groupes principaux : les peuples soudanais ( du Nord; Toupouri, Mandoug et Massa) et les Bantous du Sud auxquels sont apparentés les Bamilékés, les Tikars et les Banmous originaires principalement de l’ouest (Bandjoun est située dans l’ouest) et le nord ouest du pays. Raymond et Flore originaires de l’ouest, sont des bamilékés.
Je suis partie avec Flore, Guy (son frère), Sandrine (une voisine venue prêter main forte) et Charly le second chaufour (venu en renfort parce que Flore est myope et a du mal a conduire la nuit et donner un coup de main pour les travaux préparatoires à la réception) mardi 23 juin en fin d’après midi direction Bandjoun, le village de Raymond. Nous sommes arrivés non sans difficultés, après une crevaison et un changement de roue le long de la route à la lumière des portables vers 20H30 à la maison (la grande maison avec le toit en tôle pour ceux qui ont vu les photos sur fcbk)
Mercredi avec Flore et Charly nous sommes allés en direction de Bafoussam faire quelques courses avant d’aller à Bamougoum.
Une fois nos petites courses réalisées et la roue changée, nous avons emprunté la route très accidentée (une pluie de météorite ce serait-elle abattu sur cette localité ?? pourtant il s’agit de la 3° ou 4° ville du pays) reliant Baffousamm-Bamougoum afin d’aller chercher la maman et la grand-mère de Flore dans son village. Comme je vous l’ai dit chaque camerounais a un village d’attache même s’il n’est pas né dans ce lieu. Ainsi Flore qui est une pure citadine, qui est née et a grandit à Douala demeure cependant originaire du village de Bamougoum, village de sa mère, Madeleine, et de sa grand-mère Rebecca (traduit en « Malépi ») ou elle a d’ailleurs passé toutes ses vacances à prendre part aux travaux des champs. Bamougoum est un village assez reculé, compter 3 km de piste depuis le goudron, qui ne dispose ni d’eau courante, ni d’électricité, petite et jusqu’à l’adolescence Flore, ses frères et sœurs allaient passer leurs vacances, et par exemple pour avoir de l ‘eau il faut aller la chercher à la rivière à 2,5km.
Ensuite, nous sommes allés au domicile du père de Raymond présenter nos condoléances. IL y avait déjà des femmes et lorsque nous sommes arrivées elles se sont mises à pleurer, Flore sa mère et sa grand-mère ont suivies, en fait c’est des pleurs collectifs ca ressemble à des lamentations. C’est vraiment très curieux d’assister à ce genre de situation d’une parce que on se sent forcément étranger à un rite qu’on ne connait pas et qu’on ne comprend pas : oui elles pleurent mais qu’est ce que cela signifie pour elles de pleurer toute ensemble avant de se reparler de la manière la plus normale. C’est une manifestation assez démonstrative, les femmes pleurent, parlent et chantent fort.
Jeudi, première journée des funérailles. La matinée est consacrée à la préparation du deuil, tout le monde s’active, derniers préparatifs dehors, réception des tables, chaises, tentes, livraison des brasseries du Cameroun…pendant ce temps je recopie les 15 pages du programme de la messe, le discours du grand père et les lectures qui seront faires à l’Eglise.
Départ à 13h pour la morgue afin de participer à 14H la mise en bière à la morgue de l’Hôpital de district de Bandjoun-Dja (ce qui suit Bandjoun comme ici Dja ou plus loin Pete c’est la dénomination du quartier). Nous sommes arrivés les premiers, Flore et Raymond sont allés a la morgue pendant que Clarisse Prisca Rebecca Guy et moi avons attendu dehors. Petit à petit les gens sont arrivés pou rendre un dernier hommage à Elise. Donc ici chaque personne va saluer le défunt avant la mise en bière (je ne peux pas vous raconter comment c’était je suis restée dehors).Comme hier au domicile du père de Raymond, et ca se passera pendant toute la durée du deuil, les femmes pleurent toutes ensemble, c’est une manière d’exprimer en commun la douleur provoquée par la perte du défunt. Une Mercedes bleue marine sièges baissés dotée un gyrophare bleu et de la musique qui suit, est arrivée pour emmener le cercueil à l’Eglise. Nous avons tous suivis le convoi pour aller assister à 15H à la Messe à la Paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun-Pete. Je dois dire que les messes africaines même lorsqu’elles sont dédiées à un deuil ont ceci de surprenant qu’elles sont vraiment très entrainantes. La chorale y est pour beaucoup tout comme les chants qui n’ont rien a voir avec ceux qui résonnent dans nos Eglises. Vous connaissez peut être ma réserve vis-à-vis de l’Eglise mais je dois reconnaitre que c’était vraiment une ambiance particulière, pas triste assez gaie…Bien sur les gens sont tristes de perdre un être cher, mais en fait ici la mort n’est pas forcément synonyme de tristesse. Cela s’explique par le poids très important, je dirai même omniprésent de la religion (je suis assez souvent questionnée sur ma religion, sur le fait que je pratique ou non…ce que j’en pense ? Ce a quoi je crois…). En fait certes ils ont perdu un proche mais dans la conception religieuse des gens cette personne a été rappelée par Dieu le Père et c’est donc une fête puisqu’elle va le retrouver. Après la Messe nous avons formé un cortège derrière la Mercedes afin de rejoindre à pied la maison du père de Raymond, lieu de la première veillée.
Lorsque nous sommes arrivés, le cercueil a été déposée dans une pièce de la maison puis ouvert pour que les gens puissent se recueillir auprès de la défunte (la encore je n’y suis pas allée). Ici le veuf ou la veuve doit être vêtu de blanc, et dans la mesure du possible les membres de la famille proche se font faire des tenues semblables, par exemple Flore Rebecca Prisca Clarisse Raymond et ses frères et sœurs s’étaient fait faire des tenues avec le même tissus.
Donc lorsque nous sommes arrivés il y avait une sono, une tente dressée avec des chaises pour s’installer. La veillée à commencée vers 20H aux sons des chants religieux et des pleurs. Des danses traditionnelles ont suivies. Donc en fait soit on assiste aux danses traditionnelles soit on peut aller se désaltérer et boire un jus (coca fanta top) ou une bière. On est rentrés vers minuit tandis que les gens ont veillé jusqu'à l’aube. En fait les veillées c’est des gens qui dansent, chantent, prient, se recueillent en l’honneur du défunt ça s’assimile vraiment à une fête en l’honneur du défunt. Mais c’est vraiment impressionnant de voir le nombre de personnes qui viennent prendre part, quand une personne meurt, c’est tout le village qui prends part aux funérailles
Le lendemain, vendredi 26 juin, arrivée du cercueil à la maison de Raymond du village à Bandjoun le matin. En fait la maman de Raymond était originaire de l’endroit où Raymond a fait construire la maison avec le toit en tôle, elle y avait une case traditionnelle, il était normal que ca soit sa dernière demeure. Ici au Cameroun il n’y a pas de cimetière, les gens sont enterrés dans les concessions familiales, il n’est pas rare de croiser des tombes dans les jardins, le long des routes ou des rues y compris à Yaoundé. Je crois qu’il n’est pas né celui qui instaurera le cimetière au Cameroun, le fait que la personne repose dans son jardin, ou juste à coté de sa maison est vraiment ancré dans les esprits. D’ailleurs quand les gens me demandent comment c’est en France ils sont toujours surpris d’entendre parler de cimetière. Bref, une fois arrivée le cercueil a été installé dans la maison que Raymond à fait construire pour sa mère, puis ouvert pour les gens. Toute l’après midi et la soirée ont été consacrées à la préparation du buffet du lendemain. En fait ici on a tout a l’état naturel donc tout ce que nous avons préparé est arrivé à l’état de matière première, quand il s’agit de faire à manger pour 10 personnes ca va mais quand la préparation à pour but de rassasier plus de 400 personnes je vous laisse imaginer le temps que ca prends et effectivement une après midi et une nuit n’ont pas été de trop…des dizaines de femmes s’affairaient pour venir a bout des dizaines de paquets épinards à dépiauter , des dizaines de kilos d’oignons à éplucher et émincer, des centaines de poissons à écailler, vider et faire frire, des bananes plantains a couper et faire frire, des 25 poulets a tuer plumer découper et vider . Vous allez vous demander et moi dans tout ca ? Ben moi j’ai fais les épinards et les oignons après Guy et Charly ont voulu que j’aille tuer les poulets mais pas moyen (pourtant j’ai déjà vu ca a la ferme d’Elo) donc j’ai attendu qu’ils aient fini et j’ai pris sur moi pour découper ces petites bêtes en morceaux. Bref l’avantage de cette soirée de préparation c’est que j’ai évité la messe et qu’en fait c’était vraiment très convivial et authentique cette ambiance de « Maité » entre femmes. C’est vraiment comme ca que je me rends compte de la manière dont vivent les femmes, la manière dont elles sont considérées, de leur place capitale dans la société, je ne vous sors pas un discours féministe gratuit mais force est de constater que la femme est un moteur essentiel dans la société camerounaise et plus globalement dans la société africaine. En plus elles étaient surprises de voir une blanche se donner du mal, travailler dans la fumée (et oui on cuisine pour 400 personnes au feu de bois) et couper des poulets alors que j’avais jamais fais ca enfin j’étais vraiment bien entourée avec Juliette la sœur de Flore (la pro des poulets) qui m’a montré comment faire !!En tout cas c’était vraiment chouette comme soirée…Après avoir fini de préparer je suis allée voir un peu les danses traditionnelles en fait il faut vous dire que les gens se comptent par centaines c’est vraiment très impressionnant, les musiques religieuses sont vraiment entrainantes j’ai rencontré le « Papa » qui chante avec une chorale une musique vraiment marrante que je vais ramener en France je vais regarder si je trouve sur internet pour vous mettre le lien (mais j’y crois pas trop) cette chanson on l’entends partout et tout le temps c’est le seka-seka du Cameroun !!
Je me suis couchée vers 3h mais je n’ai pas dormi de la nuit car la musique organisée par un DJ était vraiment trop forte…Mon humeur était vraiment désastreuse, heureusement une dame, Nadine, m’a proposé un bout de canapé, puis vers 4h30 les femmes commençaient à se lever pour retourner préparer donc j’ai pu récupérer un canapé’ et dormir une petite heure. Ensuite je me suis levée j’ai de nouveau aidé à la cuisine et j’ai pris connaissance du texte que j’ai du lire à la Messe.
Bon alors la Messe je dois vous dire que c’est vraiment un truc de fou, rien à voir avec celle de la Paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun-Pete. D’une part parce qu’elle était en plein air et que j’ai ça découvert 30 secondes avant l’office, moi je partais stressée avec la peur d’arriver en retard (et ouais j’ai qd même du lire un texte j’avais peur de pas être la le moment venu) en direction de l’Eglise de Hok et Georges me dit où tu vas je dis à l’Église il me dit mais non c’est dehors juste là à coté de la maison (mal réveillée c’est ca !). Les messes de funérailles ont lieu dehors, prés du lieu où sera enterré le défunt, comme ça à la fin de l’office des gens portent le cercueil jusqu'à l’endroit approprié. D’autre part, parce qu’il y avait trois tentes énormes avec des centaines de chaises et que ca n’a pas suffit, il y avait des gens à perte de vue debout, assis vraiment partout c’est juste hallucinant. Ensuite la Chorale c’était MAGNIFIQUE les chants supers j’ai adoré très entrainant les gens chantent, tapent des mains, se laissent emporter par la musique et dansent enfin c’est vraiment hallucinant !! Les membres de la chorale étaient tous habillés pareil, ils avaient des instruments traditionnels, il y avait une petite choupette de peut être 6 ans trop mimi qui chantait et dansait avec une telle concentration c’était vraiment touchant. Ils ont chanté des chants traditionnels auxquels je n’ai rien compris mais leur musicalité m’a plu. Alors la Messe a été longue, il y a eu des lectures, des témoignages, une biographie, des prières en français et en bamiléké, des chants, une tirade assez virulente sur les non-croyants faite par un intolérant confirmé (ce n’est pas avec ce genre de discours qu’il peut espérer ramener les brebis égarées vers le chemin de la foi) mais je dois dire que c’était vraiment intéressant et bon plutôt agréable grâce à la Chorale qui offrait un véritable spectacle très vivant. L’adieu du père de Raymond à sa femme a été déchirant, bouleversant, vous me connaissez je suis une ultra sensible, une larme facile mais là, la projection est quasi obligatoire et vraiment on se dit que le monde s’écroule.
Aussi à la fin de la messe tout le monde a rejoint l’endroit pour enterrer Elise, ceux qui le souhaitaient ont pu bénir le corps avec l’arbre de paix et de l’eau bénite. Pendant ce temps des enfants préparaient du ciment, puis une fois le cercueil installé la dalle de ciment a été posée.
Suite à cela les gens se sont divisés en deux groupes. D’un coté les villageois qui devaient aller derrière la maison afin de recevoir un verre d’eau et une collation, de l’autre les « extérieurs, notables et autorités de tout bords » qui étaient reçus dans le jardin là où avaient été dressées des tentes, les tables sur lesquelles étaient disposés du vin, des jus et de la bière , les chaises et le buffet alimenté par les mets préparés la veille et le matin même par des petites mains travailleuses.
Au cours de l’après midi, après avoir tout rangé (tables chaises vaisselles tentes…grâce à l’aide des employés de la société de location du matériel) nous avons pu assister aux danses traditionnelles aux sons des tams-tams et autres instruments traditionnels, Flore belle fille de la défunte à du revêtir un collier et porter quelque chose sur sa tête, les femmes à la que leu-leu mimaient des travaux agricoles pendant que les hommes faisaient de la musique. C’était vraiment bien pour moi de pouvoir assister à une cérémonie traditionnelle, je suis assez curieuse de voir, d’apprendre et de comprendre les croyances, les us et coutumes des pays où je vais. En tout cas je remercie les gens de m’avoir laissé assister à ce moment privilégié.
Voilà vous en savez maintenant tout autant que moi sur les funérailles bamilékés
jeudi 25 juin 2009
dimanche 21 juin 2009
Pas toujours facile de savoir bien se comporter au Cameroun…
A chacune de mes sorties j’ai l’impression d’être un candidat politique en campagne présidentielle…entre les salutations, les appels et autres sollicitations c’est pas toujours évident de trouver sa place ni de savoir quoi faire…On est à la fois confronté entre la crainte d’être pris pour un snobinard si on ne répond pas aux invitations, mais en même temps parfois on a juste envie de se balader incognito (pays mal choisi) sans pour autant répondre aux divers appels plus ou moins intéressés du genre « mon frère cherche une femme » hum oui et ???
Mais je crois que je commence a vraiment apprécier ma vie ici, les commerçants du quartier où j’habite sont habitués à ma présence et m’offre en plus de chaleureuses salutations quelques pti cadeaux lors de mes emplettes. Il faut dire que je suis une cliente assez fidèle puisque je vais souvent chez les mêmes.
Je ne vous ai pas encore parlé de l’endroit où j’habite ! Aussi je vais vous décrire mon « quartier »…Bon pour l’instant je vous laisse vous imaginer mais je vais envoyer de nouveau un cd de photo à Rémi et il pourra vous permettre de visualiser un peu mieux mon cadre de vie ici…
Flore et Raymond ont une maison dans le quartier Obili c’est un quartier qu’on peut qualifier de « populaire » qui est assez grand donc la maison est située plus précisément au niveau de la Chapelle Obili, enfin tout près…
Donc c’est un carrefour avec un rond point, autour duquel se trouve des petits commerçants, des échoppes en tout genre, un petit marché aux couleurs et saveurs variés, gombo, ananas, tomates, avocat, poivrons, haricots, manioc et ignames et autres légumes. Ici c’est clair quand on veut quelque chose on le trouve. Ainsi entre les échoppes de boucher qui vendent des brochettes grillées, les étals de femmes qui vendent du poisson braisé, les vendeurs de médicaments, ceux qui s’installent la nuit tombée prés du rond point entre les deux voies de circulations pour vendre des chaussures, les vendeuses de beignets (hummmm) et les vente à emporter (débit de boisson ou on peut acheter et consommer sur place ou chez soi, à condition de prendre une consigne et de ramener la bouteille) on trouve tout ce qu’on veut…Tout ce petit monde donne une atmosphère très particulière, très animée le tout aux sons de la musique des taxis qui slaloment entre les passants tout en les klaxonnant et de celle des vente à emporter qui passent du coupé-décalé. On habite à 150 m environ du rond point, où se trouve une boulangerie chez qui on va acheter du pain tous les matins, le cyber d’où je passe mes appels se situe juste à coté et s’appelle le « Seigneur du net » rapport à la Chapelle située juste à coté elle aussi. Les routes sont goudronnées mais pour rejoindre la maison on emprunte un chemin accidenté par les pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville en raison de la saison des pluies actuelle.
Alors les prix sont variables, compter
100 FCFA = 1 franc = 0,15 €
200 FCFA pour 5tomates (0,30 ctms €)
300 FCFA pour 2 gros avocats (soit l’équivalent de 4 en France)
700 FCFA le poisson braisé
5 FCFA le beignet ( en fait il est tout petit)
100 FCFA une petite pomme (c’est assez cher en fait)
25 FCFA / minute sur un fixe en France
course en taxi distance courte = 100 FCFA pour les camerounais (mais 150 pour moi)
course taxi distance moyenne= 200 FCFA
250 FCFA la part de cake
100 FCFA 1 pain
60 FCFA le beignet sucré (l’équivalent de 5 petits)
900 FCFA la boite de vache qui rit
350 FCFA la boite de deux sardines
150 FCFA le ticket de bus
….
Je commence a prendre mes marques et à m’habituer à ce cadre de vie. Je dois dire que ce n’est pas toujours évident puisqu’avec mon traitement anti-palu je suis vraiment à fleur de peau j’alterne entre des phases « cafardeuses » et des phases où je suis ici comme un poisson dans l’eau !!!
Ce qui est sur c’est que je pense que j’ai vraiment beaucoup de chance d’être ici et que j’aime vraiment l’Afrique!!
Sinon, souvent après mon stage (8h-15h30) je vais bouquiner un peu au centre culturel français et ensuite je rentre en bus. Je n’ai rien compris au système de bus je ne comprends pas le système juste j’ai compris qu’il faut que je prennes la ligne 8 , que je descends au carrefour Obili et qu’après j’ai 10 minutes de marche. En fait je crois que les bus n’ont pas vraiment d’horaire ils partent quand ils sont pleins…La dernière fois le 8 était en panne on a attendu debout, à la queue leu-leu pendant au moins une heure en plein soleil pour s’entasser dans le bus des qu’il est arrivé. Ici on ne rigole pas quand on rentre dans le bus c’est par ordre d’arrivée (ils riraient bien de nous voir former des « tas » en France) donc les derniers sont debout !!J’avoue je préfère attendre le bus et être assise, enfin c’est surtout parce que pour l’instant je découvre peut être après… !!
Je pars mardi pour le village et rentre certainement dimanche…je vous raconterai le déroulement des funérailles camerounaises qui n’ont en commun avec la France que le nom
Je vous embrasse bien fort
Mais je crois que je commence a vraiment apprécier ma vie ici, les commerçants du quartier où j’habite sont habitués à ma présence et m’offre en plus de chaleureuses salutations quelques pti cadeaux lors de mes emplettes. Il faut dire que je suis une cliente assez fidèle puisque je vais souvent chez les mêmes.
Je ne vous ai pas encore parlé de l’endroit où j’habite ! Aussi je vais vous décrire mon « quartier »…Bon pour l’instant je vous laisse vous imaginer mais je vais envoyer de nouveau un cd de photo à Rémi et il pourra vous permettre de visualiser un peu mieux mon cadre de vie ici…
Flore et Raymond ont une maison dans le quartier Obili c’est un quartier qu’on peut qualifier de « populaire » qui est assez grand donc la maison est située plus précisément au niveau de la Chapelle Obili, enfin tout près…
Donc c’est un carrefour avec un rond point, autour duquel se trouve des petits commerçants, des échoppes en tout genre, un petit marché aux couleurs et saveurs variés, gombo, ananas, tomates, avocat, poivrons, haricots, manioc et ignames et autres légumes. Ici c’est clair quand on veut quelque chose on le trouve. Ainsi entre les échoppes de boucher qui vendent des brochettes grillées, les étals de femmes qui vendent du poisson braisé, les vendeurs de médicaments, ceux qui s’installent la nuit tombée prés du rond point entre les deux voies de circulations pour vendre des chaussures, les vendeuses de beignets (hummmm) et les vente à emporter (débit de boisson ou on peut acheter et consommer sur place ou chez soi, à condition de prendre une consigne et de ramener la bouteille) on trouve tout ce qu’on veut…Tout ce petit monde donne une atmosphère très particulière, très animée le tout aux sons de la musique des taxis qui slaloment entre les passants tout en les klaxonnant et de celle des vente à emporter qui passent du coupé-décalé. On habite à 150 m environ du rond point, où se trouve une boulangerie chez qui on va acheter du pain tous les matins, le cyber d’où je passe mes appels se situe juste à coté et s’appelle le « Seigneur du net » rapport à la Chapelle située juste à coté elle aussi. Les routes sont goudronnées mais pour rejoindre la maison on emprunte un chemin accidenté par les pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville en raison de la saison des pluies actuelle.
Alors les prix sont variables, compter
100 FCFA = 1 franc = 0,15 €
200 FCFA pour 5tomates (0,30 ctms €)
300 FCFA pour 2 gros avocats (soit l’équivalent de 4 en France)
700 FCFA le poisson braisé
5 FCFA le beignet ( en fait il est tout petit)
100 FCFA une petite pomme (c’est assez cher en fait)
25 FCFA / minute sur un fixe en France
course en taxi distance courte = 100 FCFA pour les camerounais (mais 150 pour moi)
course taxi distance moyenne= 200 FCFA
250 FCFA la part de cake
100 FCFA 1 pain
60 FCFA le beignet sucré (l’équivalent de 5 petits)
900 FCFA la boite de vache qui rit
350 FCFA la boite de deux sardines
150 FCFA le ticket de bus
….
Je commence a prendre mes marques et à m’habituer à ce cadre de vie. Je dois dire que ce n’est pas toujours évident puisqu’avec mon traitement anti-palu je suis vraiment à fleur de peau j’alterne entre des phases « cafardeuses » et des phases où je suis ici comme un poisson dans l’eau !!!
Ce qui est sur c’est que je pense que j’ai vraiment beaucoup de chance d’être ici et que j’aime vraiment l’Afrique!!
Sinon, souvent après mon stage (8h-15h30) je vais bouquiner un peu au centre culturel français et ensuite je rentre en bus. Je n’ai rien compris au système de bus je ne comprends pas le système juste j’ai compris qu’il faut que je prennes la ligne 8 , que je descends au carrefour Obili et qu’après j’ai 10 minutes de marche. En fait je crois que les bus n’ont pas vraiment d’horaire ils partent quand ils sont pleins…La dernière fois le 8 était en panne on a attendu debout, à la queue leu-leu pendant au moins une heure en plein soleil pour s’entasser dans le bus des qu’il est arrivé. Ici on ne rigole pas quand on rentre dans le bus c’est par ordre d’arrivée (ils riraient bien de nous voir former des « tas » en France) donc les derniers sont debout !!J’avoue je préfère attendre le bus et être assise, enfin c’est surtout parce que pour l’instant je découvre peut être après… !!
Je pars mardi pour le village et rentre certainement dimanche…je vous raconterai le déroulement des funérailles camerounaises qui n’ont en commun avec la France que le nom
Je vous embrasse bien fort
vendredi 12 juin 2009
La vie à Yaoundé
Cette semaine n'aura pas été facile, ceux à qui j'ai fait des mails auront pu le deviner, la France, ma famille, mes amis, mon dude me manquent déjà...Aussi la maman du pdt de l'ONG dans laquelle je suis en stage est décédée ce lundi, du coup il est parti en urgence au village pour gérer les formalités et moi je suis restée sur Yaoundé avec heu pas grand chose à faire!!Donc je me suis ennuyée et le blues est arrivé au galop m'emportant toute entière dans la nostalgie!!
J'ai essayé de me bouger mais après l'incident de samedi dernier j'étais un peu calmée...
En effet, samedi denier avec Flore on est allées au marché acheter de la viande pour les chiens, ils ont deux chiens. La viande pour les chiens en fait c’est le veau qui a été tué avant que la vache n’ai eu le temps d’accoucher. Ils tuent les vaches enceintes quand ils n’ont pas assez de place dans les lieux de stockage. Donc, au marché je prends des photos globales du marché et quand je veux prendre un étal ou une personne particulière je demande l’autorisation à la personne. Donc au marché avec Flore j’ai été méchamment prise a parte par un gars qui a cru que j’étais seule puisque comme le passage était étroit Flore était quelques mètres devant moi, et qui a voulu en profiter. En fait j’ai pris une photo du marché et après il m’a sauté dessus avec tous ses complices, m'empoignant violemment en m'hurlant dessus tout en m’encerclant et en m’accusant de l’avoir pris en photo. Flore était devant et elle ne s’est pas rendu compte que j’étais dans ce mauvais pas, des qu’elle s’est retournée et qu’elle ne m’a plus vu elle est venue me rejoindre et s’est grave embrouillé avec le gars bref scandale au marché moi, comme vous me connaissez hyper sensible j’étais dans tous mes états j’étais vraiment choquée parce que le temps que Flore arrive j’ai eu très peur et le gars s’est montré violent, il me criait dessus, ne me laissait pas le temps d’en placer une et il me tenait fermement et voulait mon sac et l’appareil. Mais plus de peur que de mal Rassurez vous!! Je vais bien.Donc oui ce petit épisode fâcheux à laissé des traces et cette semaine je n'étais pas trop dans l'optique d'aller visiter Yaoundé en solo...
Donc mardi j'ai trouvé un accompagnateur en Raphaël le frère de Flore, élève à Polytech. On est allé au Centre culturel Français et à l'ambassade de France. On s'est baladé et je me suis fait alpaguée par pleins de gens aux sons des "ma chérie" "whitey" "la blanche" "sister"...aussi depuis que je suis ici j'ai été mariée au moins une petite dizaine de fois!!!Mais quand je leur dit que mon cœur est pris ils me laissent tranquille
Mercredi je suis retournée au centre culturel français peaufiner mon inscription puisque n'ayant pas prévu de photos la veille je n'avais pas ma carte et ne pouvais pas emprunter de livre!!J'ai d'ailleurs passé l'aprem dans la médiathèque du CCF ou un animateur racontait une histoire aux enfants. A la fin de l'histoire il propose aux enfants de danser et leur laisse le choix de la danse je me dis chouette ca va être sympa de les voir danser tous ensemble...ouais ben bof quand les mioches ont demandé à danser sur de la tectonik je me suis tapée la tête sur la table en me disant vraiment oh désespoir pourquoi est ce arrivé ici?La France n'a-t-elle rien de mieux a exporter???
Niveau moral ( je rassure ma maman ) aujourd'hui ça va, je me suis bougée j'ai pris le taxi seule (l'incident du marché est vraiment un acte isolé car ici les "blancs" jouissent en général d'un accueil très favorable et sympathique, par contre le marché seule il vaut mieux éviter) je suis allée voir Flore a son travail et on est allée se régaler chez CALAFATAS The boulangerie de Yaoundé, non pas que ce soit la seule, mais c'est parce que c'est la meilleure...Mon QG de stage,entre mille-feuille, opéra, roulé chocolat, croissant, pain au chocolat....me voilà dans mon élément, au pays du sucre un vrai régal!!
J'ai reçu plusieurs mails regrettant l'absence de photos sur ce blog en fait c'est parce que la connexion est trop lente et que les photos trop lourdes n'ont jamais le temps de charger, je vais donc faire un cd à mon dude et lui envoyer comme ça lui pourra en mettre en ligne mais ca ne sera pas avant début juillet (il va falloir attendre pour me voir avec les cheveux courts petits curieux!!) Sinon, dans un dernier espoir je vais essayer du bureau de Flore qui bosse pour Camtel, l'opérateur national camerounais de téléphonie l'équivalent d'Orange
Aussi pour la difficulté que certains rencontrent lorsqu'ils veulent laisser des commentaires sur mon blog je ne vois pas tu tout d'où cela peut venir. Lison pourrais tu m'expliquer comment tu fais sur tes blogs?
Sinon ça va, même si j'ai du mal à m'habituer à la nourriture camerounaise très très pimentée wahou (!!!)j'avoue que la viande ne passe pas..
Mais je me régale avec les beignets et le plantain hummmmm et je découvre de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, la semaine dernière le couscous (mais ici en fait c'est de la farine cuite dans de l'eau et ca fait une pâte, pour ceux qui était au Bénin c'est le truc blanc qu'on a mangé et qu'on a pas aimé Stéphania disait que ça ressemblait à de la polenta, et pour ceux du Burkina c'est comme le tô) a vrai dire ça n'a pas beaucoup de gout c'est la sauce pimentée qui donne le gout au plat.
Donc la semaine dernière c'était couscous sauce poisson-piment-choux, j'ai aussi gouté le coquis, plat dont à partir de haricot dont je vous ai déjà parlé, un plat anglophone le water fufu sauce heru(prononcer water foufou et hero), le bâton de manioc, le poisson braisé, d'ailleurs je vous laisse, je m'en vais déguster du couscous (donc la préparation blanche a base de farine de mais) sauce gombo-poisson fumé-crevettes
Je vous embrasse tous bien fort
J'ai essayé de me bouger mais après l'incident de samedi dernier j'étais un peu calmée...
En effet, samedi denier avec Flore on est allées au marché acheter de la viande pour les chiens, ils ont deux chiens. La viande pour les chiens en fait c’est le veau qui a été tué avant que la vache n’ai eu le temps d’accoucher. Ils tuent les vaches enceintes quand ils n’ont pas assez de place dans les lieux de stockage. Donc, au marché je prends des photos globales du marché et quand je veux prendre un étal ou une personne particulière je demande l’autorisation à la personne. Donc au marché avec Flore j’ai été méchamment prise a parte par un gars qui a cru que j’étais seule puisque comme le passage était étroit Flore était quelques mètres devant moi, et qui a voulu en profiter. En fait j’ai pris une photo du marché et après il m’a sauté dessus avec tous ses complices, m'empoignant violemment en m'hurlant dessus tout en m’encerclant et en m’accusant de l’avoir pris en photo. Flore était devant et elle ne s’est pas rendu compte que j’étais dans ce mauvais pas, des qu’elle s’est retournée et qu’elle ne m’a plus vu elle est venue me rejoindre et s’est grave embrouillé avec le gars bref scandale au marché moi, comme vous me connaissez hyper sensible j’étais dans tous mes états j’étais vraiment choquée parce que le temps que Flore arrive j’ai eu très peur et le gars s’est montré violent, il me criait dessus, ne me laissait pas le temps d’en placer une et il me tenait fermement et voulait mon sac et l’appareil. Mais plus de peur que de mal Rassurez vous!! Je vais bien.Donc oui ce petit épisode fâcheux à laissé des traces et cette semaine je n'étais pas trop dans l'optique d'aller visiter Yaoundé en solo...
Donc mardi j'ai trouvé un accompagnateur en Raphaël le frère de Flore, élève à Polytech. On est allé au Centre culturel Français et à l'ambassade de France. On s'est baladé et je me suis fait alpaguée par pleins de gens aux sons des "ma chérie" "whitey" "la blanche" "sister"...aussi depuis que je suis ici j'ai été mariée au moins une petite dizaine de fois!!!Mais quand je leur dit que mon cœur est pris ils me laissent tranquille
Mercredi je suis retournée au centre culturel français peaufiner mon inscription puisque n'ayant pas prévu de photos la veille je n'avais pas ma carte et ne pouvais pas emprunter de livre!!J'ai d'ailleurs passé l'aprem dans la médiathèque du CCF ou un animateur racontait une histoire aux enfants. A la fin de l'histoire il propose aux enfants de danser et leur laisse le choix de la danse je me dis chouette ca va être sympa de les voir danser tous ensemble...ouais ben bof quand les mioches ont demandé à danser sur de la tectonik je me suis tapée la tête sur la table en me disant vraiment oh désespoir pourquoi est ce arrivé ici?La France n'a-t-elle rien de mieux a exporter???
Niveau moral ( je rassure ma maman ) aujourd'hui ça va, je me suis bougée j'ai pris le taxi seule (l'incident du marché est vraiment un acte isolé car ici les "blancs" jouissent en général d'un accueil très favorable et sympathique, par contre le marché seule il vaut mieux éviter) je suis allée voir Flore a son travail et on est allée se régaler chez CALAFATAS The boulangerie de Yaoundé, non pas que ce soit la seule, mais c'est parce que c'est la meilleure...Mon QG de stage,entre mille-feuille, opéra, roulé chocolat, croissant, pain au chocolat....me voilà dans mon élément, au pays du sucre un vrai régal!!
J'ai reçu plusieurs mails regrettant l'absence de photos sur ce blog en fait c'est parce que la connexion est trop lente et que les photos trop lourdes n'ont jamais le temps de charger, je vais donc faire un cd à mon dude et lui envoyer comme ça lui pourra en mettre en ligne mais ca ne sera pas avant début juillet (il va falloir attendre pour me voir avec les cheveux courts petits curieux!!) Sinon, dans un dernier espoir je vais essayer du bureau de Flore qui bosse pour Camtel, l'opérateur national camerounais de téléphonie l'équivalent d'Orange
Aussi pour la difficulté que certains rencontrent lorsqu'ils veulent laisser des commentaires sur mon blog je ne vois pas tu tout d'où cela peut venir. Lison pourrais tu m'expliquer comment tu fais sur tes blogs?
Sinon ça va, même si j'ai du mal à m'habituer à la nourriture camerounaise très très pimentée wahou (!!!)j'avoue que la viande ne passe pas..
Mais je me régale avec les beignets et le plantain hummmmm et je découvre de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, la semaine dernière le couscous (mais ici en fait c'est de la farine cuite dans de l'eau et ca fait une pâte, pour ceux qui était au Bénin c'est le truc blanc qu'on a mangé et qu'on a pas aimé Stéphania disait que ça ressemblait à de la polenta, et pour ceux du Burkina c'est comme le tô) a vrai dire ça n'a pas beaucoup de gout c'est la sauce pimentée qui donne le gout au plat.
Donc la semaine dernière c'était couscous sauce poisson-piment-choux, j'ai aussi gouté le coquis, plat dont à partir de haricot dont je vous ai déjà parlé, un plat anglophone le water fufu sauce heru(prononcer water foufou et hero), le bâton de manioc, le poisson braisé, d'ailleurs je vous laisse, je m'en vais déguster du couscous (donc la préparation blanche a base de farine de mais) sauce gombo-poisson fumé-crevettes
Je vous embrasse tous bien fort
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